Noce de Cana – Heureusement qu’elle était là



Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2, 1-11

Ce jour-là, Jésus arrive avec ses premiers disciples dans un petit Village qui s’appelle Cana.

Saint Jean nous raconte ce qui s’est passé ce jour-là.

A Cana, il y a une noce et c’est la fête.

Les mariés sont assis à la table, tout est prévu, il y a même un maître de cérémonie, un majordome, qui veille à ce que tout se passe bien. On mange, on boit, on danse, on chante, c’est parfait.

Mais pourquoi donc Marie, la mère de Jésus, semble-t-elle aussi inquiète ? Est-ce qu’elle ne se sentirait pas à l’aise dans cette fête ? Au contraire, elle est heureuse de voir la joie de tous ces braves gens.

Discrètement, elle va trouver Jésus et lui dit à l’oreille ? « Ils n’ont plus de vin » Jésus comprend tout de suite.

Les gens de la fête sont heureux et insouciants mais ils ne se rendent pas compte de ce qui va leur tomber sur la tête. Dans quelques instants, finis les chants et les danses !

Marie, toujours très attentive, voit ce que les autres ne voient pas.

Peut-être qu’elle pense aussi : Quel dommage, ces jeunes mariés paraissent si heureux, mais tout le village va se moquer d’eux… Ah, ils ont voulu inviter large, ils voulaient beaucoup de monde à leur mariage, mais ils auraient mieux fait d’acheter quelques cruches de vin en plus. Tant pis pour eux.

Remarquez ce que Marie dit à Jésus, simplement : « Ils n’ont plus de vin »

Elle ne lui dit pas : « Tu devrais faire ceci ou cela, elle le laisse libre de faire ce qu’il pense. »

Jésus a une réponse qui nous surprend : « Femme, mon heure n’est pas encore venue »

Qu’est-ce qu’il veut dire ?

« Tu voudrais que je vole au secours de ces jeunes mariés, mais je suis venu pour sauver le monde. Aujourd’hui, Je suis à la noce, moi, et rien d’autre. Quand je rencontrerai des boiteux, des aveugles, alors à ce moment-là, je volerai à leur secours pour les guérir. Mon père m’a envoyé pour rendre la vie à ceux qui sont comme morts, pas pour donner du vin un jour de noce. Chaque chose en son temps. »

Sa mère ne se laisse pas arrêter. Elle connaît bien son fils, elle sait qu’il est sensible à toute détresse, pas seulement celle des malades et des boiteux…

Peut-être aussi qu’elle se dit : mon fils veut avant tout que tous les hommes soient heureux, il veut que tous puissent s’asseoir au banquet de Dieu. Eh bien, c’est l’heure de commencer ce banquet aujourd’hui à Cana.

Elle se lève, va trouver les serviteurs et leur dit : « Faites tout ce qu’il vous dira »

Une fois encore, elle laisse Jésus décider lui-même de ce qu’il doit faire.

Mettons-nous à la place des serviteurs, ils ont du être affolés : Vous voyez ces grandes cruches, leur dit Jésus, celles qui ont servi pour laver les pieds des invités à cause de la poussière du chemin. Allez les remplir d’eau.

Imaginons la tête des serviteurs. Nous n’allons quand même pas leur laver les pieds une deuxième fois. Pourtant, ils obéissent et remplissent les cruches.

Maintenant vous allez remplir les verres des invités. Quelle idée ! Il croit que les invités vont se contenter de boire de l’eau au lieu du vin ! Ils obéissent encore. Merveille ! c’est du vin qui coule dans les verres.

Sensationnel ! Bien sûr, les gens ne se rendent pas compte de ce qui se passe, les serviteurs si, mais surtout le majordome qui vient trouver le marié. Il n’a pas l’air content :

Qu’est-ce que tu as fait ! Tu ne m’as pas dit que tu avais une réserve de bon vin. Moi, je l’aurais servi au début du banquet, quand les gens sont encore capables de l’apprécier, mais toi, tu le sers à la fin, à ce moment-là ils ne sont plus capables de voir si le vin est de première qualité !

Voilà, c’est ce que nous raconte saint Jean.

Mais il ajoute à la fin de son récit : « Ce fut le premier signe que Jésus fit devant ses disciples »

Signe de quoi ?  Justement que Dieu vient inviter tous les hommes à une noce, à un grand banquet et c’est un banquet où tous pourront être dans la joie, sans crainte.

Si nous lisons la suite de l’évangile, nous voyons qu’à partir de ce jour-là, Jésus commence à guérir les boiteux pour qu’ils marchent comme tout le monde, les aveugles pour qu’ils voient les beautés de la nature, les lépreux pour qu’ils puissent revenir à leur maison. C’est une façon de leur dire, venez, entrez dans la salle du banquet. Vous êtes tous invités et il y en aura pour tous jusqu’à la fin.

Saint Jean dit encore : « Ses disciples crurent en lui. » Qu’est-ce que cela veut dire ?

Seigneur, nous sommes d’accord avec toi, nous marchons avec toi, si c’est cela que tu veux faire, donner du bon vin à tous, et inviter tous nos frères à un grand banquet où il ne manquera rien.

 

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