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Madame Claudia

Ma première question à Pierre


Pour écouter :


Ce qui suit est tiré d’un document unique : « Souvenir de Saint-Pierre par madame Claudia », contemporaine à Rome du grand apôtre

Certains disent que ce document est un faux, c’est probable.

Mais ça permet de mieux comprendre l’évangile.

Permettez-moi de vous livrer un souvenir personnel. Vous savez que je suis Mme Claudia, que j’ai bien connu celui que vous appelez Saint Pierre.

Un jour, je lui demandais :

« Pourquoi êtes-vous venu jusqu’ici, à Rome, vous un petit pêcheur du lac de Tibériade. Vous qui n’étiez jamais sorti de chez vous. Vous voici en plein milieu de la mégapole de Rome, Pourquoi ? »

Écoutez la réponse qu’il m’a faite :

Vous avez raison Claudia, jamais je n’aurais pensé me retrouver ici.

Mais ce jour-là, c’était le jour de Pâques, quelle secousse pour moi. Il était là devant nous, bien vivant. Je parle de Jésus bien sûr.

Imaginez, j’étais tout chamboulé, après l’avoir vu maltraité, mourant sur une croix d’esclave, enfermé dans un tombeau. Et puis d’un seul coup, des femmes nous crient : «le tombeau est vide». Je ne pouvais pas le croire et pourtant…j’ai mangé avec lui.

Quelle joie, quelle paix! J’aurais voulu qu’il reste longtemps avec nous, mais il est reparti.

Oui, ça a été dur de le voir repartir vers son Père, de nous laisser seuls, je ne me sentais pas fier du tout, moi qui l’avais renié devant une servante.

Il nous a dit : Allez donc ! Aller, mais où ? Et comment ? Et sans Lui ? Impossible ! J’avais plutôt envie de retourner pécher des poissons.

« Allez, faites de toutes nations des disciples »

Vous vous rendez compte : moi, chargé de dire au soldat qui l’avait tué :

Ton épée ne sert de rien, tu ferais mieux de devenir disciple comme nous, d’aimer tout le monde.

II va me rire au nez. Aller dire aux grands philosophes de Grèce : soyez ses disciples, votre philosophie n’est rien du tout à côté de ce qu’il nous a dit.
Allez dire aux grands riches de Rome ou d’Athènes : aimez-vous les uns les autres, libérez vos esclaves.

Tu comprends, Claudia, pourquoi je suis venu jusqu’à Rome, pourquoi je suis sorti de mon trou, moi le petit Juif, pour dire à tout le monde : « Gardez les commandements de Jésus »

Il nous a commandés, non pas de dominer le monde par les armes, mais de nous aimer les uns les autres.

Tu as raison : ça n’a pas été facile pour moi de tout laisser dans mon pays, mais de plus en plus, je me rends compte que ce monde a bien besoin de changer.

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