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Mamie Gisèle

Aimer ses Ennemis ? Et quoi encore ?



Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,43-48

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait: «Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
«Eh bien moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.»


Je reviens à la charge, Madame Gisèle. Votre Jésus, il est bien bon, mais vraiment, il rêve / aimer ses ennemis, qu’il nous dit, vous vous rendez compte ?

Des ennemis, on ne les aime pas, on s’en méfie, on les tient à l’écart.

– Oui, il a bien dit : « Vous avez appris qu’il a été dit : tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent »

Tu écoutes souvent la radio, Josette. Tu as entendu comme moi qu’on parle de communautarismes.

Qu’est-ce que c’est ? Si tu es portugais, tu vas avec les Portugais, avec eux, ça va marcher. Si tu es rom, ou breton ou ch’ti, tu restes bien au chaud avec ceux de ta race, de ta culture, ceux de ton village. Pas de problème. Chaque communauté à part, on ne s’occupe pas des autres.

Le résultat ? Magnifique ! les Bretons entre eux, ils s’entendent bien, ils chantent en breton, ils se donnent des coups de main entre bretons. Mais les autres communautés ? Je ne les connais pas, je ne les fréquente pas, je m’en méfie, ils ne sont pas comme nous..

Je crois que j’ai compris : aimer son prochain, aimer ceux de sa communauté, c’est encore assez facile, mais aujourd’hui, ça ne suffit pas. Il faut renverser les barrières, apprendre à se connaître par-dessus les murs. Autrement, on aboutit à des ghettos, à des chasses réservées, à des réserves d’Indiens qui se parlent à coups de flèches.

Oui, réfléchis, Aimez ses ennemis, ce n’est certainement pas facile, mais si on ne le fait pas, qu’est-ce qui va arriver ?

Tu as déjà vu en ville des beaux quartiers entourés de grillages. ? Au-dedans, ils sont bien entre eux, ils ne s’occupent pas du bidonville qui grandit là tout près. Tu voudrais une ville où chaque quartier, chaque rue deviendrait un bloc de béton fermé aux autres ? Crois-moi, Josette, apprends à aimer tes ennemis et ça ira mieux.

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